Description
On connaît bien le sarcasme décapant de Christopher Guest. Ses documentaires sont des études parfaites de personnages risibles et mésadaptés, montrés sous un jour qui les rend néanmoins adorables. Qu’on pense à This Is Spinal Täp, ou à Best In Show. Imaginez s’il décidait de s’en prendre au petit univers des compétitions de jeux vidéo « rétro ». Eh bien, attention: le premier film de Seth Gordon, The King of Kong, n’est pas une fiction se donnant des allures documentaires. C’est la réalité. Pure et dure. Digne d’un Christopher Guest, en fait!
La plus grande arcade de jeux vidéos « classiques » en Amérique s’appelle le Funspot et se situe au New Hampshire. L’endroit existe depuis 1952. Être le numéro Un, c’est précisément ce que souhaitent tous les personnages peuplant le film de Gordon –, ils sont tellement insolites et maniérés que ça ne peut qu’être des gens réels! Prenez, par exemple, ce Billy Mitchell, bouffon patriotique, héritier d’une riche famille ayant fait fortune dans la sauce épicée, et détenteur du titre ronflant de Joueur du Siècle… Quel siècle? Le vingtième! Pour le vingt et unième, ça se corse… puisque Steve Wiebe est juste derrière Mitchell, en ce qui a trait au Score suprême à Donkey Kong. Wiebe est le genre de garçon aimable qui arrive toujours bon dernier – mais cette fois, il arrive pratiquement en tête: le couronnement est à portée de main! Ces deux-là devront bien sûr se mesurer l’un à l’autre dans un duel ultime de Donkey Kong. En attendant, l’on fait la connaissance de Walter Day, un mystico-arbitre dont le travail est de consigner les pointages. L’on rencontre Brian Kuh, protégé (ou pantin) de Mitchell. Quant à Roy Shildt (son sobriquet est « Monsieur Sensationnel »), c’est l’entraîneur de Wiebe, mais au fond, ce qu’il veut, c’est que Billy Mitchell souffre…
Un peu plus tôt cette année, nous avons eu Air Guitar Nation. C’est pareil. On explore ici, avec The King of Kong, une contre-culture méconnue frisant le ridicule, sûrement incompréhensible pour l’énorme majorité des gens. Mais ça n’est pas le cœur du film. Tout cet environnement de jeux vidéo et de compétitions tapageuses n’est qu’un prétexte pour les fascinantes études psychologiques qui s’ensuivent. Stimulant, drôle, et assez poignant pour provoquer des serrements de gorge, le film de Seth Gordon obtient un très haut pointage. Pas étonnant que New Line soit en ce moment même en train de développer un long-métrage de fiction directement inspiré de ceci!
—Rupert Bottenberg (traduction David Pellerin)
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“While it needs to be threaded by a capable hand, even Donkey Kong can be woven into a compelling canvas that examines the comically-profound idiosyncrasies that drive human competition” - James Ransom-Wiley, JOYSTIQ “Characters and plot dynamics make this documentary a winner” - Richard James Havis, HOLLYWOOD REPORTER “One of those rare documentaries that is both totally engaging and completely entertaining” - Quint, AIN’T IT COOL NotesGAGNANT: Prix du Public, Fantasia d'Or, Meilleur Documentaire, Fantasia 2007 Équipe de productionRéalisation: Seth Gordon Scénario: Seth Gordon Interprètes: Billy Mitchell
Steve Wiebe
Walter Day Production: Ed Cunningham Distribution: Alliance Atlantis VivaFilm
Première partie...
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