Description
L’astronef soviétique « Pushkin » découvre par hasard un vaisseau abandonné, et un groupe d’astronautes monte à bord de l’épave spatiale, afin de l’explorer… Il y a toute une série de fœtus morts dans des incubateurs et un seul être humanoïde encore en vie parmi eux: plus précisément, une gynoïde à cheveux blancs, nommée Neeya (un rôle interprété par Yelena Metyolkina)… De retour sur Terre, le docteur Stepan Lebedev emmène Neeya vivre avec lui dans sa datcha, avec toute sa famille qui fait penser aux Jetsons (ils ont même une domestique robotisée). Neeya s’avère un sujet d’étude incomparable, et le docteur découvre bientôt qu’elle a été créée par un généticien de la planète Dessa, qui voulait restaurer l’environnement de son monde dévasté. Neeya possède aussi de puissants pouvoirs psychiques – qui pourraient s’avérer dangereux, s’ils ne sont pas parfaitement contrôlés… En vivant auprès de cette famille humaine, Neeya retrouve peu à peu son identité. Elle a des éclairs de mémoire. Sa destinée lui apparaît nettement. Elle s’enfuit et se glisse clandestinement à bord d’un astronef en partance pour Dessa… Enfin de retour sur son monde natal, elle se joint aux forces révolutionnaires afin de renverser un nain tyrannique qui continue d’exploiter l’écosystème moribond pour son seul profit.
D’abord sorti en 1985, To the Stars by Hard Ways a été restauré en 2001 par le fils du réalisateur, qui refit un montage complet, et retrancha également vingt minutes. C’est cette copie restaurée que Fantasia présente, cette année. L’œuvre atteignit au statut de film culte au sein de la jeunesse russe, après avoir été repris sous le titre de Humanoid Woman. Véritable alchimie visuelle, c’est un mélange de naturalisme à la Tarkovski, d’expérimentation chromatique, et de jeux de caméra fort simples et pourtant très inventifs (ralenti, fondu, prise de vue en miroir, et ainsi de suite). To the Stars by Hard Ways fonctionne merveilleusement, et à plus d’un niveau: critique sociale par le biais de la science-fiction, et supplique pour l’environnement; orgie d’effets visuels des années ’80; propagande communiste, un peu surannée, c’est le moins qu’on puisse dire; assemblage énergique de personnages humains et d’extraterrestres à la Star Trek … Même si le ton change radicalement à certains moments du film, cela demeure un authentique « space opera » existentiel, très émouvant.
—Donato Totaro (traduction David Pellerin)
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Équipe de productionRéalisation: Richard Viktorov Scénario: Kir Bulychyov, Richard Viktorov Interprètes: Yelena Metyolkina
Vadim Ledogorov
Uldis Lieldidz
Yelena Fadeyeva
Vatslav Dvorzhetsky
Production: Aleksandr Kazachkov, Yuri Obukhov
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