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17 juillet 2007 18:07:00 Tous le goûts sont permis A Dirty Carnival ExiledUne autre occasion s’offre à vous d’assister à l’excellent A Battle of Wits mettant en vedette le non moins excellent Andy Lau. Tous ceux qui sont restés bouche bée devant le sublime affrontement d’Elm’s Deep dans Lord of the Rings : The Two Towers ne peuvent absolument pas rater cette œuvre saisissante de Jacob Cheung. En plus des combats titanesques, vous aurez également une habile démonstration des jeux de coulisses propres aux guerres qui ajoute un aspect réaliste au film.
Un troisième bloc du volet Courts-métrages québécois DIY 3 se déploie aujourd’hui devant vos yeux. Plusieurs films d’animation peuplent ce programme des plus prometteurs de films créés avec peu d’argent mais beaucoup d’imagination.
Dans la lignée des anthologies fantastico-horrifiques comme Twilight Zone : The Movie, Tales from the Crypt et Kwaidan, Trapped Ashes unit des cinéastes de renom tels que Ken Russell (Altered States), Sean S.Cunningham (Friday the 13th) et Joe Dante (The Howling). Entrez dans l’univers aussi sensuel qu’effrayant de Trapped Ashes, vous ne l’oublierez pas de sitôt.
Goran Dukic nous propose un road movie teinté d’humour noir dans l’au-delà avec Wristcutters. Ce long métrage unique, proposant une sensible réflexion sur le suicide, était en nomination pour le grand prix du jury à Sundance 2006 et s’est mérité plusieurs prix dans différents festivals aux USA.
Un autre film de gangsters de République de Corée vous est proposé avec la première en territoire nord américain de A Dirty Carnival de Yoo Ha. Sorte d’hybride entre The Show Must Go On de Han Jae-rim, présenté plus tôt cette année au festival, et A Bittersweet Life de Kim Ji-woon, l’un des meilleurs films de l’édition 2006 de Fantasia, cette étude de personnage d’une richesse remarquable raconte l’ascension et la chute d’un mafioso prometteur avec en toile de fond les différentes répercutions que son mode de vie ammène sur sa famille.
Deuxième et dernière chance d’assister à la mutation sordide de trois femmes confinées à l’isolement en raison de ces changements impromptus dans le long métrage des plus particuliers qu’est Woman Transformation. Présenté en trois segments, ce long métrage nippon de Toru Kamei s’inspire vaguement des légendes de démons japonais (yokai) pour nous soumettre un récit intelligent allant au-delà de la simple histoire d’horreur. Woman Transformation sait effrayer tout en imposant une réflexion sur le regard superficiel que l’on pose parfois sur nos pairs.
Johnny To est à Fantasia ce que Denys Arcand est au festival de Cannes. C’est avec la distribution complète du monumental The Mission, assurément l’un de ses meilleurs films, qu’il récidive avec Exiled. Sans être une suite, ce métrage reprend un peu la recette de son prédecesseur avec ces malfrats attachants savamments développés et ses splendides fusillades chorégraphiés avec la minutie d’un souffleur de verre. C’est sans surprise que Exiled a remporté de nombreux prix dans son Hong Kong natal mais également au festival de Sitges en Espagne tout en étant mis en nommination pour le prestigieux Lion d’Or au festival de Venise. Chaque fois que le grand Anthony Wong et Johhny To sont unis, ça ne peut qu’être merveilleux.
Tous ceux qui ont vu le délirant Calamari Wrestler, l’hommage invertébré à la série Rocky, et l’indescriptible Executive Koala, …c’est vraiment indescriptible, ne voudrons aucunement rater cette seconde et dernière représentation de The Rug Cop de Minoru Kawasaki. Venez vous bidonner devant cette comédie policière qui redonne ses lettres de noblesse à la moumoutte, où si vous préférez toupet, cet instrument dépassé visant à camoufler la perte des cheveux chez l’homme complexé par le perpétuel automne capillaire auquel il est confronté. L’héroisme du protagoniste à la perruque magique pourrait même relancer cette mode d’antan. Depuis le retour du pastel, tout est possible.

The Rug Cop
La première canadienne du film d’animation à l’originalité débridée We Are the Strange fera sans aucon doute accourir les foules. Loins de l’animation traditionnelle, cette production n’hésite pas à expérimenter, poussant le medium à la limitte de ce qu’il peut offrir. L’émerveillement sera au rendez-vous.
Pour finir, le film néo zélandais The Ferryman viendra une fois de plus effrayer le public montréalais avec cette histoire d’entité sautant d’un corps à l’autre sur un bateau de vacanciers en haute mer. Serait-ce un mélange entre Dead Calm et Shocker? Seul votre présence à ce long métrage de Chris Graham pourra vous offrir une réponse.
Nicolas Archambault
Contamination Magazine
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