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20 juillet 2007 12:11:00 Vendredi sous le signe de l’excès City Of Violence, présenté au Théâtre Hall, à 19h15 Hong Kong Film Noir/Milkyway Image, La ciné-Factory de Johnnie ToLa journée commence sous les bons soins de DJ XL5 et sa toute nouvelle mixture faite à base de courts métrages québécois, de capsules d’animation soigneusement sélectionnées, d’extraits d’émissions télévisuelles dingues à souhait et quelques passages de vieux films provenant de la voûte de notre DJ favori. Fort de sa victoire à l’arrachée aux dépens du duo Total Crap, c’est avec le feu dans les yeux qu’il se présentera devant vous pour la classique annuelle DJ XL5’S Kaleidoscopic Zappin’ Party. Si vous n’avez besoin que d’une seule bonne raison de vous présenter à cette projection, la voici : un tout nouveau film de Don Hertzfeld alias le gars qui a fait Rejected y sera présenté en copie 35 mm.
Le documentariste français Yves Montmayeur est en ville et viendra vous présenter Hong Kong Film Noir, une première mondiale portant sur la nouvelle vague de films policiers hongkongais des Johnny To, Wilson Yip, Andrew Lau et Alan Mak, et In The Mood for Doyle, dressant le portrait d’un des plus grands directeurs photos de la planète. Venez rencontrer ce réalisateur responsable des nombreux documentaires présentés cette année nous faisant redécouvrir le cinéma d’Asie grâce à son regard éclairé. Si je peux me permettre, ne ratez surtout pas Les Enragés du Cinéma coréen présenté lundi le 23 juillet qui permet de nous faire entendre les plus brillants cinéastes de République de Corée. C’est tout simplement captivant.
La Colombie nous convie à un moment d’effroi inspiré des meilleurs films d’horreurs japonais, sans toutefois s’embourber dans la pâle copie désormais monnaie courante dans le cinéma d’horreur, avec Al Final del Espectro. Juan Felipe Orozco use intelligemment de tous les éléments mis à sa disposition (direction photo, effets sonores et visuels) pour manipuler son auditoire et l’entraîner dans une ambiance bien malsaine et profondément mélancolique. Nous seront les premiers privilégiés en Amérique du Nord à découvrir cette œuvre perturbante.
Après Die Bad, Arahan, et Crying Fist, trois films simplement sublimes, Ryoo Seung-wan est de retour au festival et nous convie à une folle épopée vengeresse marquée par l’excès de coups de pieds dans la tronche brillamment chorégraphies avec The City of Violence. Si vous avez aimé la finale de A Bittersweet Life l’an dernier, attendez de voir les dernières 20 minutes de cette production sud coréenne des plus jouissives. La tension dramatique est certes moins accablante que dans le film de Kim Ji-woon, mais la surenchère déployée, surpassant allègrement celle offerte par le combat entre Black Mamba et les crazy 88 dans Kill Bill vol.1, risque de vous laisser pantois. Une question me brûle les lèvres. Comment se fait-il que ses films ne sont pas distribués ici? Il y a des gens qui dorment au gaz.
Le public montréalais aura enfin une chance de découvrir le gagnant du meilleur documentaire au dernier festival de Sundance : Zoo. Ce film de Robinson Devor est évidemment choquant de par son sujet, la zoophilie, mais se garde bien de noyer son sujet en offrant des scènes explicites ce qui aurait transformé son documentaire en véritable freak show. Il use d’une exemplaire sobriété pour plutôt nous immiscer dans la psychologie trouble des adeptes de cette pratique sexuelle pour le moins marginale. Sans porter de jugements faciles et moralisateurs, Zoo nous fera découvrir un des multiples pans du comportement humain difficilement concevables.

Zoo, présenté à la salle J.A. De Sève, à 19h30
Amateurs de débauche sanguinolente et sexy sans le moindre tabou, Countess Bathoria’s Graveyard Picture Show est fait sur mesure pour vous. Ce film à sketches unissant une pléthore d’artisans de la scène undergroud canadienne, capables de faire des miracles avec les moyens du bord, est présenté en première mondiale. Comme si ce n’était pas suffisant, ce coquin programme exhibera devant vos yeux ébahis une autre première mondiale bien de chez nous : Seduction of Evil. Le sympathique André Dubois agit à titre de réalisateur, scénariste et même d’acteur pour ce film de vampires fait maison et mettant en vedette une Isabelle Stephen au sommet de son art.
La Nouvelle-Zélande nous a déjà fait cadeau d’un certain Peter Jackson il y a quelques années. Voilà que le pays des kiwis accouche de Chris Stapp qui à son tout premier long métrage promet de nous amputer de quelques neuronnes tant son humour est juvénile et graisseux. The Devil Dared Me To met en scène un cascadeur complètement cinglé issu d’une famille de trompe-la-mort ayant tous perdu la vie dans leur aberrante démonstration de « courage » dépourvues de tout jugement. Peu importe, notre héros moustachu persiste à effectuer l’ultime cascade et ce au détriment de sa sécurité et de celle des spectateurs. Les rires fuseront dans le Théâtre Hall pour cette première canadienne de The Devil Dared Me To en présence de Chris Stapp et Matt Heath, les deux responsables de cette abomination d’un mauvais goût inouï.

The Devil Dared Me To, présence des créateurs Chris Stapp et Matt Heath
C’est votre dernière chance d’assister au long métrage taiwanais Silk de Su Chao-Bin alliant le mystique et le scientifique pour vous foutre une pétoche de tous les instants. C’est présenté à guichets fermés alors il faut arriver tôt.
Le film culte To the Stars by Hard Ways de Russie allie message écologiste, propagande et effets spéciaux kitsch pour vous faire passer un autre grand moment dans le monde de la science-fiction. Vous aurez droit à une belle copie 35mm toute neuve pour l’occasion. N’est-ce pas merveilleux?
Le tout se termine dans l’excès total avec un remake de The Wizard of Gore du légendaire Hershell Gordon Lewis alias le roi du gore. L’un des acteurs les plus sous-estimés d’Hollywood viendra enrichir cette production de sa présence unique. On a connu Crispin Glover en victime du sanguinaire Jason Voorheese dans Friday the 13th IV : The Final Chapter. Il s’est affirmé dans le rôle de George McFly dans Back to the Future. Il a supplanté le trio d’actrices multimillionnaires dans Charlie’s Angels. Il a pris l’écran d’assaut dans le remake de Willard. Le voilà maintenant dans un rôle fait sur mesure pour sa démesure dans The Wizard of Gore. Mais ce n’est pas tout mesdames et messieurs, Jeffrey Combs, le seul et unique Re-Animator, viendra vous lever le cœur en ingurgitant un nombre effarant d’asticots grouillants et gluants. Venez en grand nombre vous faire éclabousser de matières organiques diverses dans cette nouvelle version des plus stylisées d’un classique de l’horreur gracieustée de Jeremy Kasten.

The Wizard of Gore, en présence du réalisateur Jeremy Kasten
Nicolas Archambault
Contamination Magazine
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