Description
En octobre 1973, la chaîne ABC diffusa en première mondiale
DON’T BE AFRAID OF THE DARK, un film d’épouvante produit pour la télévision. Sa durée brève de 74 minutes suffit pour générer des cauchemars à toute une génération. Vingt ans plus tard, un réalisateur mexicain à ses débuts nommé Guillermo del Toro, dont le premier film
CRONOS venait tout juste de remporter un immense succès, sécurisa les droits pour un remake de ce film qui l’avait terrorisé étant enfant. Vingt ans plus tard, ce nouveau
DARK, coécrit et coproduit par Del Toro et réalisé par le nouveau venu Troy Nixey, émerge des ténèbres, prêt à terrifier encore une fois les spectateurs.
L’un des rares remakes horrifiques à faire honneur aux qualités de l’original, tout en étant marqué par la vision personnelle d’un auteur de talent revisitant ce territoire,
DON’T BE AFRAID OF THE DARK mouture 2011 est une sorte de compagnon thématique à l’oscarisé
PAN’S LABYRINTH de del Toro. Cette fois-ci, « Saaallleeee » n’est pas la femme au foyer interprétée par Kim Darby dans la version télévisée, mais la dernière venue dans la lignée des protagonistes préadolescents chers à del Toro, une jeune fille jouée par Bailee Madison. Enfant d’un divorce, elle emménage chez son père architecte, Alex (Guy Pearce), et sa nouvelle copine, Kim (Katie Holmes), dans une immense maison victorienne recluse en rénovation. N’ayant pas d’ami – Alex est débordé avec son projet et Kim, eh bien, n’est pas sa mère – Sally croit enfin en avoir trouvé lorsque de mystérieuses créatures accidentellement libérées d’un sous-sol abandonné commencent à lui chuchoter à l’oreille. Elles aimeraient tant que Sally vienne jouer avec elles… et qu’elle devienne leur amie pour l’éternité…
Véritable film gothique moderne qui maintient une atmosphère rétro même dans son emploi des images de synthèse,
DON’T BE AFRAID OF THE DARK renoue avec la tradition des précédents contes nocturnes de del Toro. Nixey, un auteur de bandes dessinées ayant attiré l’attention avec
LATCHKEY’S LAMENT, un court mêlant prises de vue réelles et séquences animées, démontre un talent pour semer la trouille, un complément idéal à la mythologie étrange issue du scénario de del Toro et Matthew Robbins. Ils gardent d’abord les créatures cachées, mais celles-ci ne restent pas dans l’ombre bien longtemps et dévoilent finalement leur nature de petits prédateurs vicieux et rapides. Ne soyez pas surpris si tout à coup, dans l’obscurité de la salle de projection, vous vous demandez avec nervosité ce qui caresse vos chevilles.
—Michael Gingold (traduction Simon Laperrière)