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Jackpot ("Arme Riddere")

Première Canadienne
  • Norvège
  • 2011
  • 82 mins
  • HD
  • Norvégien
  • Anglais (sous-titres)

“Whip-smart pacing and quirky Scandinavian attitude” — John DeFore, HOLLYWOOD REPORTER

Peu avant Noël, dans un poste de police norvégien près de la frontière suédoise, Oscar Svendson (Kyrre Hellum) se fait interroger par un inspecteur incrédule (Henrik Mestad) qui, une heure plus tôt, l’a trouvé au bar de danseuses/club vidéo pour adultes Pink Heaven, émergeant de sous une femme énorme, avec des corps gisant partout autour de lui et un fusil à pompe entre les mains. Que s’est-il donc passé? Retour en arrière jusqu’à la veille alors qu’Oscar, superviseur dans une usine de recyclage dont tous les travailleurs sont d’anciens prisonniers, se laisse convaincre par trois de ses employés – Billy (Arthur Berning), Thor (Mads Ousdal) et Dan (Andreas Cappelen) – de prendre part à un pool de soccer. Étonnamment, ils finissent par remporter près de deux millions de kroner, mais leurs célébrations sont de courte durée. Comment diviser ce magot par quatre? Ne serait-ce pas plus facile de le diviser par trois, par deux… Ou pas du tout? La tension monte, les esprits s’échauffent et avant longtemps, les cadavres commencent à s’empiler. Pas très commode, effectivement. Assez chiant même.

Basé sur une histoire de l’auteur de romans policiers Jo Nesbo (dont les écrits ont aussi inspiré le film HEADHUNTERS de Morten Tyldum), ce deuxième long métrage du scénariste et réalisateur norvégien Magnus Martens (UNITED) est un thriller follement divertissant, rempli de personnages aussi colorés que tordus, d’humour noir et de surprenants éclats de violence. Si l’on dénote indéniablement l’influence de Quentin Tarantino et des frères Coen, JACKPOT rappelle peut-être encore davantage les premières réalisations de Danny Boyle (SHALLOW GRAVE, TRAINSPOTTING), avec une touche de THE USUAL SUSPECTS pour compléter le portrait. Pendant 82 minutes bien serrées, vous ne pouvez pas vous empêcher de sourire ou même éclater de rire alors que le film vous fracassera des bouteilles de bière sur la tête, vous lancera au visage des parties du corps sectionnées et vous éclaboussera généreusement de sang. Générant aussi par moments un véritable suspense, le film de Martens bénéficie grandement d’une direction photo flamboyante, d’un montage aiguisé et d’une musique astucieusement utilisée. Enfin, l’uniformément excellente distribution réussit l’exploit impressionnant de naviguer les ruptures de ton merveilleusement abruptes du film sans passer par-dessus bord. Particulièrement appréciable à cet égard est Henrik Mestad dans le rôle de l’enquêteur de police, qui n’en croit pas ses oreilles alors que le personnage de Kyrre Hellum livre son démentiel témoignage. Jouissif!

— Kevin Laforest

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