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Massacre Gun ("Minagoroshi no kenju")

Première Nord Americaine
  • Japon
  • 1967
  • 89 mins
  • HD
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)

Trois frères affrontent la horde dans ce dur, sombre et trop peu vu film de gangsters, sorti au sommet de la période « borderless action » de Nikkatsu. L’aîné, Ryuichi Kuroda, est un tueur à gages pour le clan Akazawa qui, selon les caprices de son patron intransigeant, se retrouve dans l’obligation d’éliminer celle qu’il aime. Les doutes naissant quant à sa loyauté envers le clan se confirment lorsque le plus jeune des frères, l’aspirant boxer Saburo, est blessé en guise de vengeance pour avoir battu un membre du gang lors d’un entrainement. Et après que son club ait été saccagé par ces derniers, Eiji, le frère téméraire du milieu, est prêt pour la guerre. Le trio entreprend de s’attaquer aux autres entreprises d’Akazawa, mais la riposte est rapide, Ryuichi se retrouvant opposé à son ami Shirasaka qui travaille toujours pour le clan. Un des frères est kidnappé et un autre est tué, alors qu’un seul de nos amis survivra lorsque Kuroda et Shirasaka se rencontreront pour un duel fatal sur un tronçon d’autoroute isolé, situé hors de la ville.

Suivant BRANDED TO KILL (de Seijun Suzuki) et l'iconique proto-western A COLT IS MY PASSPORT (présenté lors de Fantasia en 2008), nous sommes fiers — afin de célébrer le centenaire de Nikkatsu — de compléter cette pseudo-trilogie monochromatique de 1967 (mettant en vedette Joe Shishido) avec cette projection, qui pourrait bien être présenté pour la toute première fois en occident! Aussi connu sous THE SLAUGHTER GUN ou RUTHLESS GANGSTER, MASSACRE GUN est le troisième film de Hasebe pour Nikkatsu. L’homme a par la suite réalisé plusieurs autres remarquables films de gangsters, les trois-cinquièmes de la série STRAY CAT ROCK ainsi que quelques « Roman Pornos » politiquement très incorrects. On le retrouve par contre en plein mode noir avec MASSACRE GUN, dont l’atmosphère lourde laisse pressentir plusieurs des sombres sujets qu’il abordera dans ses productions subséquentes. Hasebe réussit néanmoins à égayer l’amertume avec un environnement jazzé et quelques personnages secondaires des plus colorés. Les scènes d’action sont reléguées à la seconde moitié du film, mais l’attente en vaut la chandelle : ne manquez surtout pas l’exécution lumineuse d’un des personnages, ni la confrontation finale sur une route désertique. Une chance unique de découvrir un nouveau classique du cinéma de genre japonais des années 1960!

— Marc Walkow

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