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Dans le ventre du dragon

Première Mondiale
  • Canada
  • 1989
  • 102 mins
  • HD
  • Français
En présence du réalisateur Yves Simoneau et des acteurs Michel Côté, Pierre Curzi, Rémy Girard, Andrée Lachapelle, David La Haye, Marie Tifo et de nombreux artistes et artisans du film

Projection gratuite - avec laissez- passer (disponible au guichet du Théâtre Hall, 1455 De Maisonneuve O. (Métro Guy)

Lou, un jeune homme secret et réservé, distribue des dépliants publicitaires avec un singulier duo d’amis, Steve et Bozo, sous l’œil vigilant du boss. Détestant son existence, Lou décide de participer à des tests médicaux en clinique pour une compagnie pharmaceutique, espérant gagner assez d’argent pour changer de vie. Il découvre trop tard que les pilules que lui fait prendre le docteur Lucas ont des effets secondaires plutôt inquiétants. Après avoir fait un rêve prémonitoire où il voit Lou en danger, Steve enrôle Bozo pour le retrouver dans les méandres des laboratoires pas-si-secrets du centre de recherche. Ils vont y découvrir des agents flirtant avec la sécurité maximale et des savants fous testant des drogues expérimentales, sans aucune compassion pour leurs cobayes humains. De son côté, Lou cherche à s’enfuir avec Madame Côté, une femme adorable qui a passé trop d’années dans ce laboratoire.

Fantasia est très fier d’être l’hôte de la première de la version restaurée (par ÉLEPHANT, mémoire du cinéma québécois) de DANS LE VENTRE DU DRAGON, film qui connut un énorme succès à sa sortie et qui conserva un fort statut de film culte depuis. Yves Simoneau avait déjà réalisé deux films de genre, soit LES YEUX ROUGES (1982), relatant les méfaits d’un voyeur et d’un étrangleur dans le Vieux Québec, et POUVOIRS INTIMES (1986), un huit-clos intense après un hold-up raté. Mêlant une multitude de genres (comédie, science-fiction, thriller, anticipation et fantastique), DANS LE VENTRE DU DRAGON se propose comme une bande dessinée sur l’amitié. Simoneau avait d’ailleurs déjà réalisé un documentaire fantaisiste sur le médium, POURQUOI L'ETRANGE MONSIEUR ZOLOCK S'INTERESSAIT-IL TANT A LA BANDE DESSINEE ? (1983). Ici, les décors, les maquillages, les cadrages et le jeu décalé des personnages œuvrant dans le laboratoire pharmaceutique renvoient à l’univers du neuvième art, tout comme l’affiche du film, aux allures de couverture de bédé européenne, avec son lettrage à la Hergé. Or, le film de Simoneau s’impose comme une vraie proposition de cinéma. Un film qui a le courage d’infliger une rupture de ton en milieu de film. L’arrivée de Steve et Bozo en pédalo aident à garder un sentiment d’unité dans le passage entre deux mondes que propose l’ambitieux scénario. Le film regorge de flashs visuels ingénieux et de gags cinématographiques irrésistibles. La scène du cours de danse de Steve à Bozo au son de la chanson « Pepito » vaut à elle seule le déplacement.

— Marc Lamothe

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