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The Sword Identity ("Wo Kou de Zong Ji")

Première Québécoise
  • Chine
  • 2011
  • 108 mins
  • DCP
  • Mandarin
  • Anglais (sous-titres)

“An utterly up-to-date classic, a comic-epic swordplay film for a postmodern age” — Shelly Kraicer, CINEMA SCOPE

Se présente à Guancheng, ville côtière de l’ère Ming où on retrouve quatre prestigieuses écoles d’arts martiaux, un mystérieux guerrier à l’adresse exceptionnelle et aux intentions audacieuses. Liang Henlu porte un curieux sabre d’une taille impressionnante et au design fort japonais (ce qui est formellement proscrit dans la culture militaire chinoise de l’époque). Pris pour un pirate nippon – une méprise qu’il ne se presse pas de rectifier – Liang s’avère être le dernier garde du corps du défunt Général Qi, celui-là même qui produisit cette épée afin de battre les envahisseurs japonais à leur propre jeu. Aujourd’hui, son sabre et ses techniques de combat risquent de tomber dans l’oubli. Pour établir une école d’arts martiaux en mémoire du général, Liang doit tenir bon vis-à-vis les écoles déjà établies qui ne laisseront pas ternir leur image si facilement. Il devra faire preuve d’ingéniosité devant le rusé et stoïque Qie, grand patron des quatre écoles, mais il a plus d’un tour dans son sac. Entre-temps, arrive en ville un maître vieillissant descendu des montagnes pour un dernier tour de piste vers la gloire. Or, certains voient sa venue d’un mauvais œil…

C’est une année phare pour le vénérable genre wuxia – littéralement, ‘héros d’arts martiaux’ – du cinéma chinois. L’emballant et kinétique FLYING SWORDS OF DRAGON GATE de Tsui Hark voit le genre explorer la troisième dimension, alors que DRAGON, avec Donnie Yen, l’utilise comme canevas pour un drame psychologique visuellement impressionnant. Se joignant à ce duo, on retrouve maintenant le romancier et scénariste (de l’attendu GRANDMASTERS de Wong Kar-Wai) Xu Haofeng, nous présentant ― pour la première fois en tant que réalisateur ― ce délice inattendu qu’est THE SWORD IDENTITY. Fermement basé sur les connaissances d’érudit de Xu des arts martiaux, cette œuvre hautement originale et rigoureusement documentée est en complet contraste avec les excès et exagérations avoués si communs aux films wuxia. Préférant les scènes visuellement recherchées aux mouvements de caméra hyperactifs (en plus de ces séquences d’action inventives, surprenantes, souvent rigolotes et fondamentalement réalistes), Xu présente une subtile quoique vibrante satire de l’histoire, des aspirations et des conventions des arts martiaux et, de façon plus universelle, de la myriade de motivations, grandes et petites, qui mènent les gens. Sans exception, les interprètes sont excellents, transmettant les subtiles nuances du scénario de Xu avec l’économie et la nuance qui font la richesse de toutes les facettes de THE SWORD IDENTITY.

— Rupert Bottenberg

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