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Warriors of the Rainbow: Seediq Bale

Première Québécoise
  • Taïwan
  • 2011
  • 276 mins
  • DCP
  • Seediq / Japonais / Hokkien / Mandarin
  • Anglais (sous-titres)

“A fascinatingly brutal history lesson… visceral and powerful” – Mark Adams, SCREEN DAILY

“Stunning to look at… authentic… spectacular” – Deborah Young, HOLLYWOOD REPORTER

Au fin fond des vastes forêts montagneuses du centre de Taiwan, les tribus se font la guerre pour s’assurer la possession des meilleurs terrains de chasse. Victorieux, Mona Rudao, guerrier impassible et arrogant, voit ses braves décapiter leurs ennemis, une vieille tradition voulant que la tête du vaincu devienne un trophée. C’est en tranchant la tête de son adversaire, qu’un jeune guerrier gagne le droit de porter les tatouages faciaux qui font de lui un Seediq Bale, un « vrai Seediq ».

Mais la guerre tribale n’est rien. Ailleurs, quelque chose se prépare et bouleversera le mode de vie ancestral de Mona Rudao et de son peuple. Nous sommes en 1895. Le traité de Shimonoseki vient d’être signé entre la Chine des Han et le Japon impérial: Taiwan sera cédé par les Chinois aux Japonais, avide de toujours plus de ressources naturelles. Commence alors une épique saga s’étendant sur plusieurs décennies, pour enfin culminer en 1930, lors du tristement célèbre « incident de Wushe ». Trente-cinq années de conflit, de colonialisme implacable, d’oppression, de compromis, de trahison, d’honneur et, finalement, d’ultime résistance désespérée… et vaine.

La création de SEEDIQ BALE aura elle-même duré plus de dix ans. Il s’agit du film le plus coûteux de l’histoire de Taiwan, produit par John Woo et réalisé par Wei Te-Sheng. À sa sortie sur les écrans taïwanais l’an dernier, ce long métrage grandiose fut comparé à BRAVEHEART et LAST OF THE MOHICANS. Violence débridée, fierté nationale, éclatante beauté des prises de vues: ce fut un succès instantané. Vétérans du grand écran côtoient ici d’authentiques indigènes taiwanais afin de camper ensemble la multitude de personnages peuplant le récit : Seediq et autres Premières Nations, Japonais et Chinois, occupants et rebelles. Car Wei Te-Sheng s’applique à respecter de son mieux la réalité historique de cette époque et nul n’y est vraiment tout noir ou tout blanc. À Taiwan, les gens ont redécouvert, grâce à ce film, le destin complexe de leurs Premières Nations et cela n’est pas simple: qui sont les bons et qui sont les méchants? Il n’y a que des intérêts divergents. Les Seediq combattent dans le but de sauvegarder leur culture et leur dignité, jusqu’à ce que le moment soit venu de traverser le Pont Céleste pour gagner le paradis de leurs ancêtres. Voici donc leur histoire.

— Rupert Bottenberg

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