Billets

Wrinkles ("Arrugas")

Première Canadienne
  • Espagne
  • 2011
  • 89 mins
  • DCP
  • Espagnol
  • Anglais (sous-titres)
GAGNANT: Meilleur adaptation, Meilleur film d'animation, Goya Awards

“A complex story rich in nuances… well-told and beautifully directed” — Sergio Ríos Pérez, CINEUROPA

“Lovable but credible characters and a beautifully crafted, understated plot… thought-provoking, universally comprehensible” — Jonathan Holland, VARIETY

"It's funny, it's sweet, it's heartbreaking, it's brilliant." — Peter Bradshaw

Emilio, gérant de banque à la retraite, prend de l’âge, et ce, sans grâce, malheureusement. Ses épisodes de plus en plus fréquents de désorientation et sa dépendance croissante envers son fils et sa belle-fille ont le don d’exaspérer royalement ces derniers et Emilio lui-même. La décision est prise et le vieil homme est placé dans un foyer pour personnes âgées. Alors que la prise de conscience que sa vie s’achève pèse lourd sur les épaules d’Emilio, il finit par développer une amitié solide mais parfois tendue avec son colocataire argentin, le verbomoteur et charismatique Miguel. Accompagné de l’entêtée Antonia, de l’illuminée mais joviale Mme Rosario, du répétitif Ramon le DJ et des autres résidents du foyer, le duo fait ce qu’il peut pour rendre intéressant son dernier tour de piste, histoire de rester digne devant la décrépitude et, surtout, d’éviter d’être transféré au redouté dernier étage de l’édifice, là où sont envoyés les cas dits désespérés.

Ce n’est pas seulement à cause du buzz d’avoir été présélectionné aux Oscars dans la catégorie Meilleur Film d’Animation qu’on ne peut rester indifférent devant cette très fidèle adaptation de la bande dessinée « Arrugas » du bédéiste espagnol Paco Roca. Bien que cette doucereuse tragicomédie présente une critique justifiée des soins apportés aux personnes âgées de nos jours, c’est avant tout une étude réfléchie du comportement des aînés. Certains sont réfractaires ou abattus, d’autres naviguent loin au large des côtes de la lucidité. WRINKLES exploite un thème universel avec élégance et simplicité, infusant sa présentation visuelle minimaliste et sa discrète trame narrative avec une abondance d’esprit, de fantaisie, d’honnêteté et d’intensité. Le médium de l’animation dévoile à merveille les décalages surréels de l’esprit d’Emilio lorsque la démence se révèle sournoisement. Fantasmes et souvenirs se mêlent à l’espièglerie et la mélancolie, de même qu’à la terre-à-terre minutie d’avoir à gérer consciences et corps qui ont vu des jours meilleurs – mais pas encore leurs derniers. Enfin… pas encore.

— Rupert Bottenberg

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