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Première Canadienne

“A singularly amusing head trip” — Eric Kohn, INDIEWIRE

“Unreservedly absurd” — Kate Erbland, FILM SCHOOL REJECTS

"Dupieux is a true cinematic visionary" — Raffi Asdourian, THE FILM STAGE

En se réveillant à l'heure littéralement impossible de 7h60 du matin, Dolph (Jack Plotnick) découvre que Paul, son chien bien aimé, a disparu. Incapable de fonctionner normalement, l'homme tente de se ressaisir en reprenant sa routine « habituelle ». Routine dont nous tairons d'ailleurs les détails, histoire de ne pas gâcher votre plaisir! Enfin, Dolph n'a éventuellement d'autres choix que de se rendre à l'évidence : Paul a été kidnappé! Prêt à tout pour retrouver son meilleur ami, il fait appel aux services du détective privé Ronnie (l'incomparable Steve Little dans une performance encore plus excentrique que celles de THE CATHECHISM CATACLYSM ou « Eastbound and Down »!), provoquant ainsi des révélations et autres événements d'une démence indescriptible. Sans déconner.

Le scénariste/réalisateur/monteur/compositeur Quentin Dupieux (également connu à titre de flamboyant musicien de la scène électro sous le pseudonyme de Mr. Oizo) se la ramène avec un film aussi délirant que coloré et telllllement décalé, que tout ce chaos ne peut faire que du sens. Si vous étiez de ceux qui découvraient le singulier RUBBER lors de sa première internationale présentée à Fantasia en 2010, vous avez déjà une bonne idée du monde farfelu et incroyablement absurde qui vous attend. Tout comme dans RUBBER, Dupieux s'affaire – probablement davantage ici – à repousser les limites du surréalisme, créant un univers où tout peut arriver à tout instant. Par exemple, des gens sans aucuns traits de ressemblances peuvent aisément se faire passer pour d'autres, des pluies torrentielles peuvent éclater à l'intérieur et les gens possédant des animaux de compagnie peuvent s'entraîner à communiquer par télépathie avec les chiens. Alors que foisonnent une multitude de sous-intrigues hilarantes, Dupieux revire le monde rationnel sans dessus-dessous à l'aide de moyens aussi inventifs qu'étonnants, faisant passer RUBBER pour une simple tranche de vie issue du Naturalisme. Avec un ton résolument distinct, le film est également enrichi de performances à la fois pince-sans-rire et extravagantes. Au-delà des gags qu'on nous balance sans répit se camoufle un troublant discours sur ce besoin d’existentialisme, rendant l'œuvre encore plus irrésistible que RUBBER et sa philosophie d’ « absence de raison ». À l’instar d’un cinéaste comme Gen Sekiguchi (SURVIVE STYLE 5+), Dupieux parvient à créer un genre qui lui est propre. Voilà, cela devrait suffire. C’est tout ce que vous saurez pour l'instant. Préparez-vous pour un divertissement ridiculement amusant. Et peu importe qui vous êtes, sachez que WRONG vous fera le plus grand bien.

— Mitch Davis

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