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Dragon ("Wu Xia", "Swordsmen")

Première Canadienne
Sélection officielle, Festival de Cannes 2011
Sélection officielle, Festival du film asiatique de New York 2012
Sélection officielle, ActionFest 2012 (film de clôture)

“★★★★★... wildly imaginative and thoroughly compelling” - Edmund Lee, TIME OUT HONG KONG

Entièrement dévoué à sa femme et ses jeunes fils, Liu Jinxi est un gars sympathique, avec un brin de folie et beaucoup d’humilité. Il exerce le métier de papetier dans le village de Liu où il vit depuis une dizaine d’années. Une décennie paisible et sans histoire, mais qui est soudain interrompue par l’arrivée au magasin général d’un tandem de criminels : le dangereux Yan et son cruel bras droit. Les deux malfrats sont en train de dévaliser le magasin au moment précis où Liu y pénètre. Une bagarre s’ensuit et le pauvre papetier, malgré sa maladresse naturelle et son apparente ignorance des arts martiaux, en ressort vivant ― contrairement aux deux malfrats. Les villageois célèbrent leur sauveur impromptu, mais le citadin détective Lu Baiju a de sérieux doutes. Comment un simple artisan, gauche et ahuri, peut-il triompher d’un combattant brutal et expérimenté? Comment ce vulgaire papetier a-t-il pu assener un coup à ce point précis sur la tempe de Yan, provoquant instantanément une hémorragie?

Peter Chan intitula son film WU XIA (titre chinois), d’après le nom d’un genre alliant aventure et arts martiaux. Sa confiance en son œuvre était telle que le gigantesque panneau publicitaire affiché à Shanghai fracassa un record Guinness tant il était grand! Mais il importe d’être à la hauteur d’un titre si définitif, car on ne manquera pas de faire la comparaison avec d’autres films du genre. Or, rassurez-vous, le défi est relevé. DRAGON (titre nord-américain) met en plein dans le mille côté production, scénarisation, performances d’acteurs, débordant, bien entendu, de furieux kung fu! Chaque plan y est méticuleusement réalisé et semble parfaitement naturel. Le scénario reprend divers vieux clichés pour leur insuffler une dimension dramatique nouvelle et une intelligence vivifiante. Le travail sonore est envoûtant et les séquences de combat, en partie chorégraphiés par Donnie Yen lui-même, sont à couper le souffle. Dans le rôle du détective au passé tourmenté, Takeshi Kaneshiro fait merveille (on l’a vu dans RED CLIFF et K20). Et plus on en apprend sur le personnage incarné par Yen, plus il se surpasse dans la subtilité de son jeu. Depuis trente ans, Yen gravit les échelons, avec IRON MONKEY, HERO, IP MANDRAGON pourrait confirmer son statut d’idole et lui faire rejoindre les Bruce Lee et Jackie Chan de ce monde.

— Rupert Bottenberg

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