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On continue à l'appeler Trinita

  • Italie
  • 1971
  • 107 mins
  • Français

Suivant le succès international du western comique ON L’APPELE TRINITA (également présenté au festival cette année), on récidive à peine un an plus tard avec la suite des aventures de Trinita le charmeur et de Bambino le rustre bagarreur. Réalisé également par Enzo Barboni, le fidèle directeur photo de Sergio Corbucci (LES CRUELS, DJANGO), ON CONTINUE À L’APPELER TRINITA marque la cinquième collaboration du dynamique duo formé par Terrence Hill et Bud Spencer. Dans ce deuxième volet (que plusieurs estiment supérieur à son prédécesseur), nos compères se tirent encore et toujours la pipe en cassant tout plein de gueules, au grand plaisir de tous les spectateurs. Cette fois-ci, en plus d’une mémorable partie de poker (ah, ces baffes en accéléré!), on fait enfin la rencontre de leur mère aux mœurs légères, Farrah (Jessica Dublin, une abonnée aux productions Troma, qui joua notamment la maman du héros dans les 2e et 3e volets de THE TOXIC AVENGER), et de leur paternel (Harry Carey Jr. : GREMLINS, THE EXORCIST III, TOMBSTONE), ainsi que d’une bande de frères dans un monastère, qui ont bien besoin d’un coup de main / poing.

Il fut jadis un temps où il ne passait pas un samedi après-midi sans que ne soit diffusé à la télé un film mettant en vedette l’un des plus grands duos comiques d’acteurs d’action depuis Abbott et Costello. Dans le coin gauche, on retrouve Terence Hill, né Mario Girotti, un svelte blondinet aux yeux bleus (véritable sosie de son compatriote italien Franco Nero, en mode Eastwood) ayant déjà joué le célèbre ― bien que galvaudé ― personnage titre de DJANGO PRÉPARE TON CERCUEIL!, en plus d’avoir tenu le premier rôle dans LUCKY LUKE (1991). N’oublions pas qu’après avoir joué aux côtés d’Henry Fonda dans une production de Sergio Leone (MON NOM EST PERSONNE), Hill joua ensuite sous la codirection de ce dernier dans UNE GÉNIE, DEUX ASSOCIÉS, UNE CLOCHE (présenté à Fantasia en 2011) en compagnie de Klaus Kinski, Patrick McGoohan, Miou-Miou et Robert Charlebois. Quand même.

Au total, la paire s’est donné la réplique dans pas moins de 17 films, dont cinq sous Barboni, deux sous Corbucci et quatre sous Giuseppe Colizzi. D’ailleurs, c’est sur le plateau de DIEU PARDONNE ... MOI PAS! de ce dernier qu’Hill rencontra Bud Spencer. Ancien sportif émérite (ayant participé aux Jeux Olympiques de 1952 et de 1956) et pilote d’avion authentique, Spencer (né Carlo Pedersoli) s’est récemment lancé en politique (véridique!). Ce drôle de gros moineau a même déjà été dirigé jadis par Dario Argento (QUATRE MOUCHE DE VELOUR GRIS). En passant, sachez que suivant le succès du premier volet, pas moins de quatre films mettant en vedette Hill furent re-titrés. Ne vous laissez pas tromper, il n’y a que deux vrais TRINITA dont celui-ci, avec des frères et les frérots jouant au rugby avec un sacré magot!

— Kristof G.

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