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Missionary

Première Mondiale
En présence du réalisateur Anthony DiBlasi

À la suite de la mort de sa mère, et récemment après s’être séparée de son mari Ian, Katherine (Dawn Olivieri de HOUSE OF LIES sur la chaine Showtime) semble avoir des difficultés à élever son jeune fils Kesley. Ne souffrant pas tant d’un mari manquant à l’appel, elle semble cependant désirer ajouter de la compagnie, du support et du sens à sa nouvelle situation. Un jour, alors qu’elle pratique le lancer du ballon de football avec Kesley, Lillejock et Brock, deux missionnaires mormons, viennent lui rendre visite à la maison. Affable et doué avec son gamin, l’Elder Brock (Mitch Ryan, excellent dans le rôle) lui tombe rapidement dans l’œil et ainsi s’entame une relation romantique sacrilège qui a cependant tous les airs d’une échappatoire féérique pour l’un comme pour l’autre. Du moins, au début… De nouveau attirée vers son mari et déterminée à faire fonctionner leur relation pour le bien de leur fils, Katherine fait un choix et le véritable tempérament de Brock se fait visible. À une vitesse terrifiante, les choses deviennent inquiétantes pour toutes les personnes impliquées…

Anthony DiBlasi, un réalisateur de films d’horreur indépendant dont vous vous souvenez probablement pour son excellente adaptation de DREAD de Cliver Barker présentée à Fantasia 2009, est de retour avec un méchant thriller à combustion lente d’une brutale efficacité, un film commençant lentement, mais dérapant rapidement et assurément dans le cauchemar familial. Reposant presque entièrement sur la peur inhérente que beaucoup de gens ont face aux étrangers, à leurs délires possibles ou, pire encore, la folie se cachant sous les apparences, MISSIONARY se penche aussi sur la figure de l’homme de foi comme étant complexe et imprévisible, tout en explorant la duplicité qui leur est souvent attribuée. Toutefois, DiBlasi dirige un film limpide et réaliste, loin d’être simpliste dans son traitement de la religion et de ses représentants, permettant ainsi à son vilain d’être entièrement crédible. En plus de l’excellent dérapage des évènements de son film, DiBlasi tisse une brillante évocation de l’aura et des difficultés de vivre dans une petite ville de la Floride, ses personnages représentant des figures de transition dans un monde autrement stable qu’une violence inattendue est à veille de déranger. La religion organisée n’a pas été aussi effrayante depuis que RED STATE a mis le théatre Hall à genoux en 2011, croyez-nous!

Fantasia 2013 - Missionary from Fantasia Film Festival on Vimeo.

— Ariel Esteban Cayer

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