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La Nuit Excentrique 3: La troisième Nuit Excentrique

Depuis sa création en 1996, le festival Fantasia relève avec fougue le défi de présenter le meilleur du cinéma de genre à l’échelle internationale. Mais survient depuis désormais trois ans cette nuit où tout bascule, où l’écran est envahi par des créatures improbables pouffant des dialogues absurdes et où l’on sort des oubliettes des œuvres qui auraient fortement gagné à y rester. Cette nuit où tout devient… excentrique!

Le rendez-vous officiel des nanarophiles est de retour avec une édition qui surpassera les attentes des plus grands spécialistes du cinéma navrant (mais désopilant). Pour cette troisième édition de la Nuit excentrique montréalaise, nous vous avons concocté avec amour une table d’hôte hors du commun cuisinée uniquement pour ceux qui apprécient les délices du médiocre. Amateurs de nanars, il est temps de passer à table!

En guise d’entrée, le gourou du Film Society Philippe Spurrell a de nouveau déniché dans ses archives quelques étrangetés sur 16mm qui confirment que l’humanité est et sera toujours une cause perdue. Vous y découvrirez, entre autres, quelques extraits tirés d’un obscur et démentiel mondo français intitulé PARIS, JE T’AIME!

Comme plat de résistance, nous sommes heureux d’inviter à nouveau à la Nuit excentrique l’incorrigible Neil Breen. Vous aviez bien lu, le maestro derrière l’inoubliable I AM HERE…. NOW est de retour avec son plus grand opus à ce jour. Dans FATEFUL FINDINGS, Neil interprète un écrivain prêt à tout pour dénoncer la plus grande conspiration de tous les temps! On ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais on peut vous dire qu’il est également question de pouvoirs surnaturels, de triangle amoureux et de moments malaisants. Avec ce film, Breen démontre une fois de plus qu’il est inapte dans tout, que ce soit pour embrasser une fille ou tout simplement manger de la salade. FATEFUL FINDINGS redéfinit à lui seul le cinéma, mais certainement pas comme l’a fait avant lui AU HAZAR BALTHAZAR.

Tradition l’oblige, nous aurons ensuite droit à une intermission signée Douteux.org qui fera l’éloge des sections maudites des clubs vidéo de quartier.

Cette nuit infernale se terminera avec un classi… euh… un charmant désastre de science-fiction dans lequel des chercheurs en on-ne-sait-quoi font venir de l’an 5200 (musique dramatique) une femme difforme aux intentions démoniaques. Pamphlet écologique qui ne convaincra personne, voici un film absolument hystérique qui n’a rien à envier à Ed Wood, le risible TERROR FROM THE YEAR 5000!

— Simon Laperrière

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