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Vessel

Première Nord-Américaine

“Incredibly well focused and tight in execution... assured and strong” - Shelagh M. Rowan-Legg, TWITCHFILM

Depuis les années 1950, on retrouve sur Terre un nombre limité d’humains ayant l’habilité unique de communiquer avec les extraterrestres. Ash est l’un des quelques êtres qui restent ayant ce don pour la communication interdimensionnelle. Il travaille comme intermédiaire entre le gouvernement et les extraterrestres qui planent secrètement au-dessus de l’atmosphère terrestre depuis l’incident de Roswell. Ash relaie les messages qu’il reçoit des extraterrestres à un agent de l’armée insensible, et il passe le reste de ses journées à errer dans les rues désertes de Melbourne, sous le couvert de l’anonymat et déconnecté du reste du monde. Souffrant d’un cas aigu de privation sensorielle en raison de cette habileté, il a été réduit à être une figure en marge de la société et il maintient un contact fragile avec la réalité à travers ses souvenirs fugaces d’une lointaine enfance à la campagne. Un jour, Ash est convaincu qu’un important élément d’information va lui être communiqué, une information qui pourrait changer l’avenir du monde. S’accrochant à un mince fil d’humanité, Ash doit faire un choix – sauver la race humaine, ou commencer à se sauver lui-même.

Mais Ash est-il vraiment ce qu’il prétend être? Ou souffre-t-il de quelque chose de plus terre à terre, comme une dépendance ou une maladie mentale? Par l’entremise de ses brèves rencontres avec un psychiatre sympathique et avec un petit groupe d’anciens amis et amoureuses frustrés et blessés, Ash tente timidement de retrouver la personne qu’il était, lui qui est désormais complètement dépendant des autres pour définir son humanité. Tourné avec moins de 10 000 dollars, VESSEL est un premier long métrage remarquablement confiant de la part du réalisateur Adam Ciancio. Tout comme UPSTREAM COLOR, VESSEL utilise un concept de science-fiction pour explorer la nature complexe des émotions de base et le processus inexpliqué de la connexion humaine. L’anonymat froid du paysage urbain reflète soigneusement l’existence sans amarre d’Ash, les images sombrement atmosphériques du directeur photo Aaron Farrugia transformant Melbourne en une zone lisse de minimalisme industriel grisâtre. VESSEL est une méditation bien structurée et finement ciselée sur les psychoses qui nous mènent jusqu’à la limite de notre existence et sur les superbes dangers de l’univers inconnu.

— Lindsay Peters

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