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The Resurrection of a Bastard ("De Wederopstanding van een Klootzak")

Première Internationale
  • Pays-bas
  • 2013
  • 85 mins
  • DCP
  • Néerlandais
  • Anglais (sous-titres)

“Brutally violent, darkly funny and cinematically inventive” – Mark Adams, SCREEN DAILY

Ronnie B. est un salopard. Un bandit de haut niveau redevable à un patron sadique du nom de James Joyce, Ronnie s’est donné pour mission de rendre la vie misérable pour quiconque oserait le trahir, en service ou pas. Le film débute toutefois alors qu’un Ronnie émasculé porte un collet cervical, évoque distraitement l’ampoule qu’il a sur la bite et demande sincèrement à Janus, son chauffeur, comment il va ces jours-ci. Nouvellement doté de mystérieuses habiletés psychiques, Ronnie est maintenant, pour citer Janus, moins comme Bruce Willis dans DIE HARD que comme Bruce Willis dans THE SIXTH SENSE.

Par l’entremise de flashbacks, on apprend que Ronnie n’a pas toujours été l’être calme et posé qu’il semble à présent être. Ses activités passées allait de battre une mère à mort devant son enfant à utiliser une balayeuse de la façon la plus dégueulassement créative de l’histoire du cinéma. Au final, le personnage de Ronnie rejoint les rangs de Tony Soprano et de Jules Winnfield en tant que portrait complexe et nuancé d’un gangster endurci qui doit réconcilier une conscience nouvellement acquise avec son comportement anciennement violent. L’inimitable Yorick van Wagenigen (vu récemment dans THE GIRL WITH THE DRAGON TATTOO de David Fincher) livre une puissante performance qui oscille agilement entre la nouvelle omniscience tranquille de Ronnie et la témérité instable de son passé.

Les actions semblent toujours avoir des conséquences pour les personnages qui peuplent THE RESURRECTION OF A BASTARD. Imprégné des effets tangibles de la magie noire et des arbres sacrés, et incluant une référence savoureusement obscure à THE PERSUADERS!, un drame criminel des années 1970 qui mettait en vedette Tony Curtis et Roger Moore, THE RESURRECTION OF A BASTARD est une expérience cinématographique complètement jouissive qui reflète l’actuelle renaissance du cinéma de genre hollandais. L’histoire d’Eduardo, un réfugié angolais cherchant l’asile politique aux Pays-Bas qui entreprend une nouvelle vie en tant que mécanicien en campagne, s’entremêle mystérieusement avec celle de Ronnie – tout comme ce dernier, Eduardo est hanté par son passé et il tente difficilement de remettre de l’ordre dans son propre récit. Saisissant de par son style cinématographique innovateur, baignant dans des éclats outranciers de carnage et traversé par des touches d’humour noir Lynchien, THE RESURRECTION OF A BASTARD est une exploration délicieusement étrange du mystère de la vie et de toutes les possibilités violentes qu’elle offre.

— Lindsay Peters

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