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La Galaxie de la terreur ("Galaxy of Terror")

Dans un futur lointain, une mission de secours est envoyée sur la planète Morgantus afin de découvrir ce qu’il est advenu des membres de l’astronef Remus. Le vaisseau de secours Pégase est piloté témérairement par la Capitaine Trantor, survivante d’un désastre spatial lui ayant laissé traumatismes et blessures psychologiques. Baelon, le commandant en second, est pour sa part désagréable et arrogant, et il semble céder à une vieille rivalité avec Cabren, l’un de ses confrères faisant lui aussi partie de la mission de secours. L’atterrissage sur Morgantus n’est pas de tout repos. Un champ de force prend le contrôle du vaisseau et rend les instruments de navigation inutilisables. Après un atterrissage forcé, le Pégase demeure prisonnier d’une force d’attraction inexplicable. L’unité de secours retrouve néanmoins rapidement le Remus et constate que l’équipage semble avoir été massacré. Mais par qui ou par quoi? Non loin du vaisseau, l’unité découvre une mystérieuse pyramide, colossal vestige d’une civilisation inconnue. Cette pyramide semble habitée par une présence impénétrable. Les membres de l'équipage meurent les uns après les autres, tués par ce qui semble être les manifestations de leurs peurs et de leurs fantasmes. De rudes épreuves attendent les quelques membres survivants de l’équipage qui décident de pénétrer malgré tout au cœur de la pyramide.

Produit par le célèbre Roger Corman dans la foulée du succès du film ALIEN et des nombreux clones qu’il engendra dans son sillage, LA GALAXIE DE LA TERREUR propose une prémisse de base qui rappelle en effet étrangement ALIEN, mais au final, le film évoque davantage le classique FORBIDDEN PLANET. Parmi les scènes les plus marquantes, on pourra sans conteste retenir le viol gratuit de l’une des femmes de l’équipage par un énorme ver baveux et gluant. Questionnable. Le film met en vedette un nombre de visages connus, dont Erin Moran (Joannie dans la série HAPPY DAYS, 1974 à 1984), Robert Englund (quelques années avant qu’il adopte le gant de Freddy Krueger), Grace Zabriskie (TWIN PEAKS), Ray Walston (MON MARTIEN FAVORI, 1963-1966), Zalman King (futur réalisateur de TWO MOON JUNCTION et WILD ORCHID) et Sid Haig (HOUSE OF 1000 CORPSES et THE DEVIL'S REJECTS). James Cameron, alors à ses débuts, intervient ici en tant que réalisateur de seconde équipe. Le film réutilise beaucoup de matériel et de décors d’intérieurs de vaisseaux issus du film LES MERCENAIRES DE L’ESPACE (BATTLE BEYOND THE STARS), aussi produit par Corman. Bien que le doublage en français international soit d’une certaine qualité, il impose parfois des répliques lancées avec panache sur la bouche d’acteurs souvent stoïques. Et si vous portez attention aux dialogues, plusieurs phrases énigmatiques ou surréalistes sauront vous récompenser. Qui avant ce film pouvait se vanter de connaître l’expression « non d’un Martien borgne »? Les éditions canadiennes et américaines DVD et Blu Ray de GALAXY OF TERROR ne contiennent pas la piste française, ce qui rend cette projection en 35 mm encore plus attrayante.

— DJ XL5

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