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Prix AQCC 2014

Même si elle souhaite sincèrement former des jurys à plusieurs manifestations cinématographiques, face à un nombre impressionnant ayant lieu à Montréal, l’Association québécoise des critique de cinéma doit faire des choix parfois déchirants. Dans le cas de Fantasia, la question ne s’est jamais posée. La preuve : nous sommes toujours fidèles à cet événement d’envergure après cinq ans de collaboration. La raison est bien simple : les nouveaux membres de l’AQCC, critiques de la relève, sont ceux qui vont tracer les nouvelles voies du discours cinématographique. Et sur ce point, leur vision du cinéma est beaucoup plus ample que celle des générations précédentes qui, en général, ne juraient que sur des critères bien ancrés. Le cinéma d’auteur des décennies passées n’est pas tout à fait le même que celui d’aujourd’hui. Si en quelque sorte, les aspects formels et les critères esthétiques sont restés intacts, les nouveaux supports de filmage et les récentes transformations technologiques ont apporté des codes auparavant parfaitement inconnus. De nos jours, les genres cinématographiques se côtoient, un certain cinéma grand public rejoint parfois le cinéma d’auteur et le cinéma de série B n’est plus l’apanage de territoires jadis montrés du doigt et farouchement vilipendés.

Aujourd’hui, il a envahi l’espace critique ouvertement, légalement, sans se cacher. Certains érudits lui consacrent même des pages éclairées dans diverses publications spécialisées ou sur Internet. À l’AQCC, nous croyons aux diverses formes de représentation des images en mouvement. C’est pour cette raison que Fantasia représente pour nous une aire irréversible de possibilités. Lorsque Bollywood fréquente les arts martiaux, lorsque ces derniers se mélangent aux films sanguinolents produits un peu partout à travers le monde, lorsque nous constatons que les genres se multiplient et se confondent, nous ne pouvons que nous réjouir de ce melting-pot à la fois jouissivement bordélique et respectueusement convenu. Nous sommes en fait convaincus que cette 18e édition de Fantasia réussira à nous transporter dans des univers parallèles débridés, insubordonnés et démocratiquement libres dans l’imaginaire et la pensée. Les membres du Jury AQCC choisiront le gagnant parmi une dizaine de films de la sélection asiatique.

Élie Castiel, Président, AQCC

AQCC

Apolline Caron-Ottavi

Apolline Caron-Ottavi

Peu après son arrivée au Québec il y a cinq ans, Apolline Caron-Ottavi a commencé son activité de critique à la revue 24 images, qui l’a accueillie depuis au sein de son comité de rédaction. À la suite d’une maîtrise sur la couleur dans le cinéma hollywoodien d’après-guerre à l’Université de Montréal, elle fait également partie de l’équipe de programmation des Rencontres internationales du documentaire de Montréal depuis maintenant trois ans.

Martin Gignac

Martin Gignac

Détenteur d’un baccalauréat en journalisme à l’UQAM et pigiste en cinéma depuis une décennie (notamment pour le Journal Métro, Cineplex, MSN, Cinéfilic, le défunt ICI Montréal, etc.), auteur du livre d’entrevues Arrêt sur l’image : 41 portraits de cinéastes québécois, de milliers de critiques et d’interviews, et très présent sur son blogue Requiem pour un film, Martin Gignac passe sa vie à découvrir, à transmettre et à rappeler l’importance de la culture dans la vie de tous les jours. Cela tombe bien, Fantasia est tout ça... et plus encore.

Jean-Marie Lanlo

Jean-Marie Lanlo

Jean-Marie Lanlo est devenu cinéphile après avoir rencontré Les Ailes du désir. Les cinéastes qui ont ensuite forgé sa passion se nomment Wim Wenders, Jean-Luc Godard, Yasujiro Ozu mais également Dario Argento, Terence Fisher ou Jean Rollin... Autant dire que l'éclectisme de Fantasia avait tout pour lui plaire. Il est aujourd’hui rédacteur en chef du site Cinefilic.com, membre du comité de rédaction de la revue Séquences et blogueur occasionnel pour Huffington Post Québec.

Jury Séquences

Les temps changent et avec eux le cinéma, sans aucun doute le plus rassembleur parmi les arts. Mais les nouveaux supports en matière de diffusion ont largement révolutionné notre perception du regard. À tel point qu’il nous est parfois difficile de reconnaître le bon du moyen, de donner une signification plausible et objective aux nombreuses images en mouvement qui défilent devant nos yeux à une vitesse inconcevable il y a quelques décennies. Et pourtant, force est de souligner que lorsque vient le temps de retrouver les salles obscures et les grands écrans qu’accapare cette merveilleuse aventure annuelle que représente Fantasia, les spectateurs, tous publics confondus, reprennent leur droit. D’une part, le grand cran devient maître-roi et s’impose comme s’il s’agissait de l’unique façon d’apprécier un film à sa juste valeur; de l’autre, le concept de synergie communicative, de partage d’émotions et de rassemblement social sont des phénomènes de transmission qui, le temps que dure l’événement, renvoient à une idée primaire du cinéma, c’est-à-dire de le voir comme une activité collective et non pas individuelle.

Séquences, en général, nous croyons toujours aux vertus du grand écran, à son pouvoir de séduction, à sa nature sociable, à sa tendance à rendre les images plus fortes que la réalité, et finalement à sa disposition à briser les ponts entre la réalité et l’imaginaire. Car le cinéma, aussi proche qu’il soit de la vérité et de la matérialité, n’en constitue pas moins, et à juste titre, le miroir sans tain de toutes les aspirations et de tous les possibles. Sur la toile blanche plus large que le réel, le reflet est d’autant plus lumineux. Les membres du Jury Séquences auront à choisir le gagnant parmi dix films de la sélection internationale.

En cette 18e édition, nous profitons de l’occasion pour souhaiter à Fantasia une entrée fracassante dans l’âge adulte!

Élie Castiel, rédacteur en chef

Séquences

Pascal Grenier

Pascal Grenier

Diplômé en études cinématographiques de l’Université de Montréal, Pascal Grenier a notamment travaillé pour le festival Fantasia à titre de programmateur pendant quelques années. Membre actif de l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC), il collabore de façon régulière à la revue Séquences depuis plus de 10 ans. Cinéphage enragé et collectionneur compulsif, il a écrit un blogue cinéma pour le site web du Journal Métro pendant près de 3 ans et en alimente un nouveau sur Le Huffington Post Québec. Il a aussi été sélectionné à quatre reprises pour faire partie d’un jury de la critique internationale (FIPRESCI).

Guillaume Potvin

Guillaume Potvin

Vétéran du « facing » de pochettes DVD en clubs vidéo, Guillaume Potvin enchaîne depuis son adolescence les emplois reliés, de près ou de loin, au cinéma. Après une formation collégiale en production cinématographique, un stage le mène en Inde afin de donner une série d’ateliers sur la réalisation de documentaires. Il en profite surtout pour aller au cinéma voir les films d’action de Tollywood. À son retour, il complète un certificat en scénarisation cinématographique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et une majeure en études cinématographiques à l’Université de Montréal (UdeM) tout en assistant incognito aux cours qui piquent sa curiosité à l’Université Concordia. Plus récemment, il prend un vilain plaisir à partager des anecdotes à propos des « squibs » de Verhoeven ou des squelettes de Harryhausen lors des visites guidées qu’il effectue à la Cinémathèque québécoise et anime des discutions publiques avec de nombreux cinéastes en tant que coordonnateur et présentateur aux dernières éditions du Festival des films du monde. En 2013, il grossit les rangs de la revue Séquences et amorce une maîtrise en études cinématographiques à l’UdeM en automne 2014.

Mathieu Séguin-Tétreault

Mathieu Séguin-Tétreault

Rédacteur pour la revue Séquences et membre de l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC), Mathieu Séguin-Tétreault détient une maîtrise en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Cinéphile acharné appréciant tout autant les arts de la scène, il s’intéresse au cinéma est-asiatique, au cinéma expérimental et aux croisements intertextuels dans le cinéma contemporain.

Prix l'Écran Fantastique

Yves Rivard

Yves Rivard

L’Écran Fantastique et Fantasia : un partenariat basé sur les plaisirs du cinéma de genre

Depuis 2005, le prix L’Écran Fantastique est attribué dans le cadre du festival Fantasia. Il vise à récompenser un long métrage de genre (fantastique, horreur, science-fiction) récemment produit et présenté dans le cadre du Festival. Le prix consiste en un reportage de 2 à 4 pages en couleurs à paraître dans une édition prochaine (avec mention du titre honorifique attribué dans le cadre de Fantasia dans l’article) et en une page de publicité gratuite lors de la sortie du film en salle en France.

Ainsi, depuis la création du Prix, des films tels que SURVIVE STYLE 5+ (2005), BEHIND THE MASK : THE RISE OF LESLIE VERNON (2006), RIGHT AT YOUR DOOR (2007), THE SUBSTITUTE (2008), PACO & THE MAGICAL BOOK (2009), TEARS FOR SALE (2010), DETENTION (2011), BLOOD-C: THE LAST DARK (2012) et YOU’RE NEXT (2013) se sont vus récompensés pour leur imagination, leur traitement et/ou leur sens du spectacle.

Pour la reconnaissance du cinéma d’ici à travers le monde

L’Écran Fantastique, qui est publié depuis 45 ans, est distribué dans toute l’Europe, au Maroc et au Québec. Yves Rivard en est le correspondant canadien depuis 2001. Outre ses fonctions générales de critique et de rédacteur au sein de l’équipe, il vise à promouvoir les films de genre produits au Canada et au Québec.

Ainsi, au cours des ans, des réalisateurs canadiens et québécois tels que Vincenzo Natali, Guy Maddin, Karim Hussain, John Paizs, Christian Viel, Maurice Devereaux, Éric Tessier, Elza Kephart, SV Bell, le collectif Creepy Six, pour ne nommer que ceux-ci, se sont illustrés dans ses pages, tout comme plusieurs artistes et entreprises dédiés aux effets spéciaux.

De la même manière, des films tels que GINGER SNAPS, ÉTERNELLE, SUR LE SEUIL, 5150 RUE DES ORMES, PONTYPOOL, SAINT-MARTYR-DES-DAMNÉS, THE DARKEST HOURS, THE WILD HUNT, UNDER THE SCARES, LA REINE ROUGE, THANATAMORPHOSE et DRAGONS 3D ont aussi bénéficié d’un rayonnement européen à travers L’Écran Fantastique.

Faites entendre votre voix, faites voir vos images

Si vous venez tout juste de terminer un long métrage fantastique, d’horreur et/ou de science-fiction dans un format professionnel, il pourrait certes s’avérer intéressant et productif d’en faire mention dans les pages de L’Écran Fantastique. Contactez-moi à ce sujet.

Et maintenant, place au grand écran et aux centaines de longs et courts métrages qui seront présentés, chacun d’eux ayant pour but de vous présenter un monde ou un contexte propice à la découverte, au rire et/ou aux frissons! Que les lumières s’éteignent, que le plaisir commence!

Yves Rivard
luminaspiralis AT hotmail DOT com

L'écran fantastique

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